Traditions

Esterhazy, je suis !

 

Cette partie du site présente les traditions du régiment.

 

L'étendard

 

Une page spéciale est consacrée aux étendards du régiment.

 

La devise du régiment

La devise du régiment est celle de la famille Esterhazy : « Il en vaut plus d’un ». Les Esterhazy n’eurent jamais de devise familiale propre, quoiqu’une légende ancienne affirme qu’ils descendaient d’Attila. (En effet, la famille d’Esterhazy est l’une des plus anciennes et des plus glorieuses de Hongrie. Aussi la généalogie familiale commence-t-elle par cette phrase : « Quand Dieu eut créé le monde, Adam III Esterhazy vint lui faire ses compliments... »).

 

« Il en vaut plus d’un » est la devise du régiment, devise que nous devons au comte Ladislas Esterhazy, son fondateur. A un petit pamphlétaire ayant composé une courte épigramme qui disait : « Comme les hordes d’Attila, Esterhazy, un jour est venu des confins de l’Asie », le comte répondit avec humour : « Peut-être, mais Esterhazy vaut plus que Hun ».

 

Notre devise prend tout son sens en 1806 lorsque l’empereur Napoléon 1er, voyant défiler à Berlin le 3ème hussard qui venait de s’illustrer lors de la prise de Magdebourg, a prononcé la phrase « oui vraiment, il en vaut plus d’un ». Cette phrase symbolise l’audace et le panache propre au caractère du hussard.

 

Refrain du régiment

 

«En avant les hussards, les hussards à la mort»

 

C’est le refrain qui est sonné par les trompettes de la fanfare en l’honneur du chef de corps, notamment lors des prises d’armes régimentaire.

Cri de ralliement

Au cri de « Esterhazy », on répond « je suis ». Le cri de ralliement est répété à trois reprises. Il est normalement lancé à la fin de chaque rassemblement régimentaire, des pots ou lors des activités de cohésion.

 

Chant du régiment

 

Textes et paroles composées par le BCH Mourad DENDANI, du 2e Escadron, devenu depuis 2002 le chant régimentaire d’Esterhazy.

 

 

1. Pour toi mon beau pays,

Pour toi ma belle Patrie,

Aux canons d’Esterhazy,

Je te donnerai ma vie.

 

R.Tu seras ma force

Tu seras ma foi

Et j’en vaudrai plus d’un pour toi.

 

2.Devant tous tes ennemis,

Je combattrai sans répit.

Pour la gloire d’Esterhazy,

Je te donnerai ma vie.

 

R.Tu seras ma force

Tu seras ma foi

Et j’en vaudrai plus d’un pour toi.

 

3. Je jure de bien te servir,

Et fier je saurai mourir.

Aux Hussards d’Esterhazy,

Je te donnerai ma vie.

 

R.Et sans peur ni regret,

Tombé au champ d’honneur,

Je reposerai sous tes couleurs.

 

Ce chant a également été traduit en allemand et en magyar, pour le dernier couplet et le dernier refrain:

 

Ich schwöre Dir gut zu dienen,

Tapfer dem Tod begegnen

Esterhazy Husar’n

Mein Leben ganz zu geben

 

Wenn am Schlachtfeld gefall’n

Ohne Furcht und mit Ruhm

Werd’ ich unter Deiner Fahne Ruh’n

 

 

 

Esküm, Neked jol szolgalni

Büszkeseggel meghalni

Esterhazyaknak

Eletemet aldozni.

 

Ha a csatateren

Hösi halalt halok

Dicsösen zaszlod alatt nyugszom

Avant cela, le régiment chantait le chant d'Esterhazy, écrit par le hussard Eric Bon et mis en musique par l'ADC DJELDLI.

 

CHANT D'ESTERHAZY

 

Connais tu, mon ami, connais tu mon Pays ?

Je porte haut dans mon cœur le parfum de ses fleurs,

L'éclat de ses grands lys qui jamais ne ternit

Je porte haut dans mon cœur son Drapeau trois couleurs.

 

Hussards d'ESTERHAZY, trois fois crions «JE SUIS».

Notre grand Régiment en vaut plus d'un, vraiment.

Trois fois crions «JE SUIS», fiers d'être de ses fils.

Trompette au cheval blanc, pour nous sonne «EN AVANT» !

 

Nos aines, tant de fois, partirent au combat,

La Patrie menacée dicta leur Dignité,

Leur Rigueur et leur Foi : l'ennemi était là.

Les Hussards ont chargé, «VICTOIRE» ils ont crié.

 

Un jour, je rangerai mon arme au râtelier.

De retour au Pays, j'irai trouver ma mie.

Celle qui m'attendait, là-bas, je lui dirai :

«SACHE QUE POUR LA VIE, ESTERHAZY JE SUIS»!

 

Chante ta joie. Ami, trois roses à ton fusil,

Saint-Georges te sourit. Hussard d'ESTERHAZY.

 

 

La Hongroise et le calot

Les tenues chatoyantes des Hussards s’uniformisent peu à peu à la fin du XIX° siècle. Aujourd’hui, seule la Hongroise de notre béret nous identifie en tenue de travail comme hussards. Inspirée du «noeud hongrois» qui a longtemps orné les culottes des Hussards, la Hongroise apparaît sur les bonnets de police en 1845. Elle orne ensuite les shakos à partir de 1872, pour disparaître des képis réglementaires en 1915 (elle est alors remplacée par le numéro du régiment). En 1925, le 3° Hussards adopte une étoile bleu foncé ornée d’un 3 bleu ciel sur son bonnet de police.

les bonnets de police en 1924 (gauche) et 1925 (droite)

La Hongroise réapparait à la libération, avec la généralisation du calot. Celui porté par les Hussards est de couleur bleu foncé, orné d’un passepoil bleu ciel. La Hongroise est parfois remplacée par un «H» argenté sur le côté gauche. Un modèle réglementaire finit par apparaître, à peu près similaire, avec des fesses bleu ciel et une hongroise allongée blanche, ce qui n’empêche bien entendu pas l’apparition de nombreux modèles fantaisie. Aujourd’hui, le calot est toujours porté lors des activités de traditions.

calot de hussard au Maroc

béret «à l’allemande» avec l’insigne BFA surmontant la Hongroise

En 1969, le calot est officiellement remplacé par le béret bleu foncé. Chez les Hussards, il est de plus orné d’une Hongroise sous l’insigne métallique. Le 3° Hussards, en tant qu’unité de la BFA, porte le béret à l’allemande (à l’envers par rapport aux autres unités françaises, avec l’insigne du côté gauche). De plus, l’insine de béret est un insigne de brigade et non d’arme, ce qui est également une pratique allemande.