le sous-lieutenant Beuve

Le sous-lieutenant Beuve

 

 

le chef d'escadrons Beuve,

photographié au régiment à la veille de 1914

Le 14 octobre 1870, de retour d’une patrouille de reconnaissance avec 12 hussards, le sous-lieutenant Beuve tombe nez à nez avec 2 escadrons d’Uhlans (soit près de deux cents cavaliers). En passe d’être cerné, le sous-lieutenant se tourne vers ses hussards et s’écrie « Mes amis, c’est la captivité en Allemagne ou la mort ici. Qui peut me suivre ? » « Présent !!!» répondent d’une seule voix les hussards. Ils chargent furieusement et parviennent à tailler leur route, le sabre à la main, au travers des lignes du premier escadron. Ils ne sont que sept à en réchapper.

 

Ils tentent alors de se frayer un chemin dans le deuxième escadron. Au cours de la mêlée effroyable qui s’ensuit, Beuve, blessé à deux reprises à la tête, est laissé pour mort dans un fossé et ses hussards tombent les uns après les autres. Par chance, les uhlans, redoutant la proximité des lignes françaises, finissent par détaler. Beuve, aidé par le trompette Samson, parvient à rallier les avant-postes français.

 

Il a été blessé de 7 coups de lance et 2 coups de sabre à la tête.

 

Le sous-lieutenant Beuve reste un exemple de bravoure, n’ayant pas hésité un instant face à une mort quasi certaine.