16° GRDI

Le 16° GRDI

 

 

Constitué le 28 août 1939 par le CMC20, le 16° GRDI est également issu d’un fort noyau du 3° Hussards. Initialement placé sous le commandement du LCL de GROULARD, c’est finalement le CES de SEREVILLE qui en prend la tête.

 

Le 16° GRDI prend pour insigne un écu français ancien d’argent à tracé sinueux d’azur légendé «Sarre» et «Blies», chargé en pal d’une croix de Lorraine et d’une torche allumée, les deux d’argent, liées par une branche de chardon du même et accompagnées en chef par quatre étoiles (de gueule, de jonquille, de sinople et d’azur). En pointe on trouve le sigle 16 GRDI gravé en relief.

 

Il s’organise en quatre escadrons, dont un escadron hors rang.

Encadrement:

 

chef de corps: LCL de GROULARD (28 août 1939) puis CES de SEREVILLE (17 octobre 1939

officier adjoint: CNE de VERNEUIL

 

Escadron hors rang : CNE MICHEL

Escadron hippomobile : CNE BOISLIBOULT

Escadron moto : CNE PARISOT

Escadron de mitrailleuses et canons de 25 : CNE JATTIOT

Mis à la disposition de la 11° division d’infanterie, il combat tout d’abord dans le secteur de Benning en Meurthe et Moselle avant de défendre les passages sur l’Aisne. On le retrouve à Villers-Cotterêts puis dans la région de Crépy en Valois, où le peloton du LTN KLEIN, éclairant le 9° Zouaves, charge l’ennemi à la baïonette. Dirigé vers la Loire, le 16° GRDI défend le pont de Salbris avant de se replier en bon ordre vers Buzançais, puis vers la Vienne et la Dordogne. Dissous le 16 août 1940, le GRDI est l’un des rares GR à avoir survécu au désastre. Reconstitué dans la Résistance par le LTN KLEIN, il participera aux combats de la Libération.

 

Sa brillante conduite lui vaut une citation à l’ordre de l’armée: «Sous les ordres du chef d’escadrons de SEREVILLE a toujours été sur la brêche au cours des opérations actives de 1940, restant le dernier au contact de l’ennemi pour couvrir la division, poussant ses explorations avec ardeur et initiative, allant toujours au-delà de sa mission, ne ménageant jamais ni sa peine ni son sang. Le 12 mai, a tenu stoïquement la position de ROSSBRUCK, sous le plus violent bombardement. Du 8 au 10 juin, s’est sacrifié, en forêt de RETZ, avec courafe et initiave pour couvrir le flanc d’une division voisine menacée d’encerclement. Au cours de la retraite de l’Oise à la Vienne, a combattu sans trêve à l’arrière garde de la division pour couvrir la retraite et garder le contact de l’ennemi. Magnifique troupe qui a fait honneur à la cavalerie française