Ypres 1914

Ypres 1914

 

 

Suite à la bataille de la Marne, le front s’était figé le long des rives de l’Aisne. Les Allemands tentent alors de tourner le flanc gauche des Alliés pour les encercler. Il en résulte une série de mouvements qui remontent petit à petit vers la frontière belge et les rivages de la Mer du Nord. Durant cette course, les Allemands ont presque toujours l’initiative, engageant leurs unités d’élite face à des unités françaises épuisées, mal équipées et jetées dans l’urgence dans les brèches successives. Pour le régiment, cette période est une longue suite de mouvements fait en urgence pour rejoindre l'extrémité gauche de la ligne française et de brefs combats pour empêcher le contournement.

 

En dépit de pertes considérables, les Français ne rompent pas et le front finit par atteindre la côte. Les Allemands décident de porter leur effort le long de la côte, en tournant le gauche française, ce qui conduit à la bataille de l’Yser, tout en tentant d’écraser le saillant d’Ypres, faiblesse de la ligne alliée dans la plaine flamande.

les batailles de la course à la mer

le saillant d’Ypres

les fusilliers marins et les tirailleurs sénégalais se sacrifient

pour tenir Dixmude

La bataille de l’Yser commença le 16 octobre mais, trop faiblement appuyés par leur artillerie, les Allemands furent repoussés. Le 19, une nouvelle offensive força les Alliés à reculer dévoilant une faiblesse dans la ligne, entre Shoorbake et Tervaete, où les Allemands portèrent alors leur effort. Sur la route de Dunkerque, ils se heurtent à la résistance acharnée des défenseurs de Dixmude, composée de fusiliers marins, de tirailleurs sénégalais et algériens et de chasseurs. En dépit des efforts allemands, la ville et ses héroïques défenseurs résistent pendant 25 jours. On s’y bat à la baïonnette, à coups de crosse, de pierre, de poings. La ville martyre reste tenue, mais les Alliés se résignent à inonder la plaine pour arrêter la poussée allemande et c’est finalement sous la menace de la noyade que les Allemands reculent. La route de Dunkerque est fermée par une nappe d’eau d’une lieue de large, infranchissable. Plus de cent mille soldats allemands sont morts mais la bataille est loin d’être terminée.

A la fin d’octobre, les Allemands renouvellent leur tentative de percée du front. Ils massent dans le secteur d’Ypres pas moins de quinze corps d’armée, soit cinq cent mille hommes, face aux alliés qui en regroupent difficilement cent mille. Sous une pression extrêmement forte, le 1er corps anglais est forcé de céder une partie de la ligne de front qui se rapproche dangereusement de la ville d’Ypres. Le 31, le front est percé, une colonne bavaroise fonce vers la ville. Rassemblant tous les hommes valides (cuisiniers, tailleurs, secrétaires…) qu’il a sous la main, le général Moussy parvient à s’opposer par une vigoureuse contre-attaque à cette colonne qui fait demi-tour et se replie.

 

Pendant toute cette période (du 25 octobre au 1er novembre), le régiment est au repos en arrière du front, qu’il rejoint au début du mois. Il avait activement participé aux combats, entre les 19 et 22, aux alentours de Fromelles, et près de Vertouquet des 22 au 25, en creusant des tranchées. C’est pour le régiment le début de la guerre à pied : les 2e, 3e et 4e escadrons sont envoyés, à pied, participer aux combats de Messines, mais l’attaque, prévue pour le 4, est repoussée, et les 5 et 6 novembre se réduisent à l’occupation des tranchées de seconde ligne.

le général Moussy

l’attaque allemande le 31 octobre

Pendant toute cette période (du 25 octobre au 1er novembre), le régiment est au repos en arrière du front, qu’il rejoint au début du mois. Il avait activement participé aux combats, entre les 19 et 22, aux alentours de Fromelles, et près de Vertouquet des 22 au 25, en creusant des tranchées. C’est pour le régiment le début de la guerre à pied : les 2e, 3e et 4e escadrons sont envoyés, à pied, participer aux combats de Messines, mais l’attaque, prévue pour le 4, est repoussée, et les 5 et 6 novembre se réduisent à l’occupation des tranchées de seconde ligne.

Le 7, la ruée allemande reprend, avec l’entrée en ligne de la garde prussienne. Les Allemands progressent et s’emparent de Dixmude, au nord d’Ypres, le 11 novembre. Cependant, les Britanniques, qui essuient le plus fort de l’attaque, refoulent les principaux assauts allemands le même jour. Malgré plusieurs charges allemandes les jours suivants, les combats diminuent. Le 12 novembre, les premières neiges annoncent la fin de la campagne. Les 13 et 14, les Allemands tentent encore d’ébranler les lignes françaises mais ne parviennent pas à les faire cesser. De dépit, ils écrasent Ypres sous le feu de leur artillerie, détruisant la cathédrale et la Halle aux Drapiers.

 

A partir du 7 novembre, le rôle du régiment est devenu celui d’une réserve mobile qui est déplacée parallèlement au front suivant les besoins. Une nouvelle fois, les 1er et 2e escadrons sont envoyés au combat à pied mais ne sont pas employés. C’est pour les hussards une longue succession de marches harassantes sans véritables combats, prêt à renforcer le front, jusqu’au 18 novembre.

 

La première bataille d’Ypres est un succès pour les Alliés, mais son coût est terrible. Les deux camps s’affairent maintenant à creuser des tranchées qui courrent bientôt de la mer du Nord à la frontière suisse. Ce n’est certes pas la plus grande bataille du régiment, mais son importance dans la guerre est capitale et marque l’entrée dans un nouveau type de guerre: les tranchées.

l’ultime avancée allemande au soir du 11 novembre